FEAD 2025 : Transformer les déchets en richesses au profit de l'homme et la planète

La session d’ouverture du FEAD 2025 a réuni acteurs publics, privés et partenaires pour transformer le défi de l’assainissement de Kinshasa en opportunité économique. Les interventions ont appelé à la coopération, à l’engagement du secteur privé et à la mobilisation collective pour bâtir un modèle durable et exemplaire.
La session d’ouverture du Forum Économique sur l’Assainissement Durable de Kinshasa (FEAD 2025), tenue du 28 au 30 octobre à l’hôtel Hilton sous le thème : « Stimuler les chaînes de valeur économiques des déchets pour faire de l’assainissement un moteur de croissance verte inclusive », a rassemblé les secteurs publics, privés ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : transformer la menace sanitaire et environnementale de l'assainissement de Kinshasa en une opportunité économique. Pendant trois jours, les travaux ont été organisés autour de cinq axes majeurs, allant de la structuration des municipalités aux modèles économiques de gestion des déchets, en passant par les investissements verts.
Après un premier panel qui a plongé les participants au cœur des réalités que traverse la ville face à l’insalubrité, avec des mots porteurs d’espoir témoignant de la volonté politique d’y apporter des réponses durables, la session d’ouverture a pris le relais. Dès les premières prises de parole, les lignes directrices du forum se sont clairement dessinées.
Christian Kamanzi, PCA du UN Global Compact RDC, a rappelé la responsabilité centrale du secteur privé dans cette transformation. Pour lui : « Le secteur privé doit assumer pleinement son rôle de partenaire stratégique de l’État pour garantir durabilité et transparence. » Un message fort qui replace l’entreprise au cœur de la gouvernance environnementale.
Dans la même dynamique, Jennifer Imperator, Ambassadeur adjoint des Pays-Bas, a insisté sur l’importance de la synergie entre les acteurs. Elle a souligné que : « L’assainissement exige une coopération tripartite : pouvoir public, secteur privé et population pour bâtir un modèle durable. » Son intervention a rappelé la nécessité d’unir les forces pour renforcer les capacités locales et encourager des solutions viables à long terme.
Pour sa part, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a replacé l’enjeu du forum dans une perspective plus large, celle de l’image et de l’avenir de la capitale congolaise. Il a affirmé que : « Réussir le défi de l’assainissement fera de Kinshasa un véritable cas d’école pour le monde. » Un appel clair à la mobilisation collective pour changer durablement le visage de la ville.
Enfin, le Ministre National de l’Environnement, Marie NYANGE NDAMBO, a recentré le débat sur l’essence même de la problématique. Pour elle : « L’assainissement est une question de dignité, qui impose de changer nos modes de production, de consommation et nos habitudes. » Elle a rappelé que la transformation du secteur passe autant par des réformes structurelles que par une évolution des comportements.